En attentand les refors

J’ai réussis à encore une fois me blesser en tombant ; cette fois-ci en glissant sur une robe de fée en plein milieu de la nuit. J’ai fait une sorte de split. Mon chum s’est réveillé et est venu me relevé.

On est allé au Centre-Famille aujourd’hui. Avec une tonne de maman s’étonnant que j’étais “juste” à 36 semaines. Je suis grosse, apparemment, j’ai l’air d’avoir 39 semaines de fait.

Mais ça m’a fait du bien d’y aller. Le hasard a voulu qu’une maman que je commence à connaitre m’a parler de son accouchement assez traumatique, qui lui faisait visiblement encore mal après 10 ans et j’étais là pour l’écouter, lui dire qu’elle avait raison de se sentir comme ça, et elle avait besoin de l’entendre. Je crois que ça lui a fait du bien, alors ça m’a fait du bien! Je me suis sentie un peu utile.

Parce qu’ici à la maison… Je sers principalement à ce que les enfants ne se tue pas en tombant du comptoir, ou encore en s’électrocutant ou en allant courir dans la rue. Je sers aussi à éplucher des pommes et faire jouer les films sur l’ordinateur. Je n’y peux rien pour la phase “je sacre tout à terre” de Merrick.

Je suis au moins capable de rester sur la galerie et faire quelques trucs à la mains. J’ai même étendu du linge sur la corde! Wow.

Quelque part la semaine passée, j’ai fait un tri dans les vêtements de bébés. J’ai amplement ce qu’il faut et même un peu plus, maintenant faut trouver un meuble pour ranger tout ça!

Alors bébé, samedi tu deviens à terme, en tout cas dans mon dossier. Tu as la permission de sortir à partir de cette date, parce que je veux pas aller faire un tour à l’hôpital, et je te promets que je vais te porter jour et nuit en échange.

Pour la soeur de l’amie d’une amie…

J’ai pris le temps de fouiller un peu dans mes billets de l’année passée, quand mon amie Geneviève était ronde comme la terre avec un petit Éloik dans son bedon. On s’était fait des Mei Tai, des porte-bébés en tissus, un carré avec 4 grands pans.

La sœur de son amie l’a essayer et en voulait un. J’ai dit oui, mais quand ça allait me tenter… Et c’est en plein le projet que j’avais envie de faire samedi (après 2-3 mois de la demande…). J’ai fouillé mes tiroirs à tissus. Le projet parfait pour épuiser mon tissu synthétique bleu, Oura! Je l’ai agencé à du gingham vert pomme et ai changé les fils de ma surjeteuse en conséquence. J’ai même fabriqué un petit sac pour le transporter.

Je le trouve très joli, et j’espère que son avenir sera plein de siestes de bébés.

L’élastique

Je compte les dodos jusqu’à l’arrivée de mon amie Cindy, qui doit rester quelques semaines, pour être présente auprès de mes enfants lors de mon accouchement. Encore 5 dodos.

L’élastique métaphorique est pété depuis longtemps. J’en suis rendue à pleurer de frustration, et de douleur, à devoir me lever pour empêcher Merrick de vider une boîte de céréales. Hier en rentrant mon linge secs,  je me suis emphargée dans la glacière sur le perron, et je me suis fait mal à la symphyse, le seul bout de ma bédaine qui allait passablement bien. Mon plancher est encore jonché de jouets, crayons et feuilles découpées. Chaque pas me single de douleur, avoir à me pencher décroche des larmes.

Au moins il y a le dehors. Je peux ouvrir la porte et sortir des sceaux d’eau. Je me fais donner des soupes aux pissenlits pendant que je lis.

Aujourd’hui je suis allée à une fête de la famille avec les enfants. Mariann était contente d’aller à un pic-nique, mais j’ai pas pensé l’avertir qu’il y aurait beaucoup de monde, de la musique et beaucoup de bruit. Ça la visiblement stressée…elle me suivait en cramponnant son pot de jelly bean et en grimaçant.

Après la représentation théâtrale (avec une danseuse contemporaine, un contre-bassiste, des poissons rouges en sac accrochés au plafond et des ballounes pleines de plumes tenant sur des petites maisons en bois), et après avoir mangé notre pic-nic à côté de l’air de jeu, Mariann a remarqué quelques enfants maquillés, et a tout de suite demandé à se faire maquiller, alors on a trouvé le kiosque. C’était celui avec la plus longue file. En fait c’était le seul avec une file. Et les 2 maquilleuses étaient vraiment pas pressées. Nous avons attendues 20-25 minutes, avec moi dans la file (debout) et les enfants allant aux kiosques voisins (un où ils pouvaient prétendre être vétérinaire, l’autre de la caisse pop avec une table et plein de caisses enregistreuses, Merrick y est resté tout le temps de l’attente).

Donc, arrivé à son tour, Mariann a refusé de se faire maquiller (en pleure). Merrick s’est fait faire un maquillage de lapin. Mariann a chialé qu’on lui avait pris sa place. On a re-proposé à Mariann, elle a encore refusé… et a continué de protesté…Elle voulait qu’on refasse la file. Alors, a bout de souffle, de nerf, de patience…. J’ai décidé que la fête était finie pour nous. J’ai due traîner ma fille qui hurlait jusqu’à la voiture. M’asseoir dans l’auto n’a même pas soulagé mes maux de dos, et j’étais franchement déçue de quitter le parc si tôt, et désolée pour Merrick qui s’amusait bien aux autres kiosques.

On a fait le chemin du retour avec la trame sonore du désarroi de Mariann. Très. TRÈS fort. Ça a eu au moins de bon que Merrick se serait endormi dans l’auto, mais à la place il a fait le trajet avec les mains sur les oreilles. Mariann n’a toujours pas lâcher son bout arrivé à la maison… Et j’ai due me résoudre à lui répondre non, et à l’ignorer.

J’en ai mal aux yeux d’avoir autant pleuré, et pas envie d’aller me coucher parce qu’être couchée, ça fait mal.

Et Papa qui essaie d’étudier. Pas très productif avec ses 2 braillardes. Comme il est souvent parti, les enfants ne décollent pas quand il est là, alors il peut plus vraiment étudier à la maison. Il se serait bien passé d’une session d’été, -impossible, pour la suite des cours- et m’a dit que ça lui faisait pas mal de peine de manquer les premières semaines de vie du bébé pour de l’endocrinologie.

Et moi je déteste la sensation d’être fâchée aussi longtemps contre ma fille de 4 ans. J’ai l’impression que peut importe ce que je fais, elle va trouver le moyen d’être insatisfaite… si bien que je l’ai presque ignorée du reste de la journée. Je lui ai déboutonné sa robe quand elle me l’a demandé tantôt, pour mettre son pyjama, je lui ai épluché une pomme. Mais sinon rien.

Je suis vidée.